Rheinmetall attire l’attention après plusieurs achats d’actions réalisés le 29 septembre par son directeur général, Armin Papperger, pour un montant total de 500 000 euros. Selon mwb research, le dirigeant aurait désormais investi environ 13,8 millions d’euros dans le groupe depuis 2023, soit plus de quatre fois le niveau imposé par les règles internes de détention.
Cet engagement personnel constitue un signal de confiance, mais il ne suffit pas à effacer les incertitudes opérationnelles. mwb research maintient sa recommandation « conserver » et son objectif de 1 050 euros, tout en réduisant ses prévisions pour le troisième trimestre faute de visibilité. Son estimation de chiffre d’affaires passe de 3,9 à 3,4 milliards d’euros et celle d’EBIT de 740 à 650 millions.
Jefferies reste plus positif et conserve une recommandation d’achat. La banque met en avant le lancement de la production de satellites radar à synthèse d’ouverture sur le site de Neuss, en partenariat avec ICEYE. Un premier lancement est attendu en 2027 et l’objectif industriel est d’environ 50 satellites par an. Le programme s’inscrit dans un contrat pluriannuel de 1,7 milliard d’euros avec la Bundeswehr.
Le démarrage intervient légèrement après l’objectif initial du deuxième trimestre 2026, mais Jefferies juge rapide la transformation d’une partie du site vers cette nouvelle activité. Le projet diversifie Rheinmetall au-delà de ses métiers traditionnels de défense terrestre et peut renforcer son exposition aux besoins de surveillance militaire.
Le titre reculait néanmoins de 1 % autour de 943 euros et affichait une contraction proche de 40 % depuis le début de l’année. Le marché oppose donc un signal d’initié favorable à des estimations de court terme plus prudentes.


