La valeur du Bitcoin a reculé sous le seuil des 77 000 dollars le mardi 2 septembre, suite à la confirmation par l’ex-président Donald Trump de frappes aériennes américaines sur des cibles iraniennes près du détroit d’Ormuz. Ces annonces ont suivi des frappes antérieures sur des lanceurs à l’île de Larak et une riposte iranienne contre des bases en Jordanie. Trump a décrit les frappes comme « importantes et puissantes », affirmant que des mines marines iraniennes avaient été retirées ou détruites.
Le token venait d’atteindre 80 000 $ trois jours plus tôt, après une initiative du Trésor américain qui avait stimulé un rallye. Cependant, la nouvelle escalade a freiné cette dynamique : Bitcoin a cédé entre 1,3 % et 2 % durant la séance, après avoir clôturé lundi entre 78 500 $ et 78 900 $. Le marché reste environ 29 % en dessous du record historique d’octobre 2025 (au‑dessus de 126 000 $).
Parallèlement, le prix du pétrole a fortement augmenté, le Brent franchissant la fourchette 91–94 $/baril pour atteindre 94,48 $/baril, une hausse journalière de 4,1 %. Les analystes interrogés soulignent qu’un pétrole autour de 95 $/baril reflète principalement un risque géopolitique, alors qu’un franchissement durable de 100 $ ancrerait des inquiétudes inflationnistes et influerait sur les décisions de la Fed. Ces pressions haussières sur le brut alimentent les anticipations d’inflation et réduisent les probabilités d’un assouplissement monétaire à court terme.
Les ETF spot en Bitcoin continuent d’apporter un support institutionnel, mais les flux spéculatifs restent très sensibles aux gros titres. Depuis le début du conflit fin février, des épisodes d’escalade ont déjà provoqué des ventes massives, faisant chuter le cours sous 77 000 $ et, à certaines reprises, l’approcher de 62 000 $. Le niveau des 77 000 $ apparaît donc comme un seuil technique et psychologique clé alors que la suite de la riposte iranienne reste incertaine.


