La compétition mondiale dans l’intelligence artificielle se joue aussi sur le coût d’utilisation. Lors d’une table ronde organisée par DBS, le directeur général d’Intel, Lip-Bu Tan, a souligné la diffusion rapide des modèles chinois avancés, dont les jetons sont moins coûteux.
Il a cité DeepSeek, Kimi et GLM, dont les performances seraient « suffisamment bonnes » pour de nombreux usages. Cette appréciation suggère que l’adoption ne dépend pas uniquement du modèle le plus puissant, mais du rapport entre performance, prix et disponibilité. Des solutions moins coûteuses peuvent gagner des parts de marché si elles répondent correctement aux besoins des entreprises et des développeurs.
Lip-Bu Tan a également défendu l’open source comme moyen d’améliorer l’efficacité. Selon lui, les différents cas d’utilisation détermineront les modèles retenus. Cette fragmentation pourrait favoriser un écosystème où plusieurs architectures coexistent, plutôt qu’un marché dominé par un petit nombre de modèles fermés.
Pour Intel, le message est stratégique : une adoption plus large de l’IA augmente les besoins en calcul, mais la concurrence sur les coûts peut modifier la répartition de la demande entre processeurs, accélérateurs et infrastructures. La déclaration ne comporte toutefois aucun nouvel objectif de ventes ni indication sur les parts de marché du groupe en Chine.
Le dirigeant a aussi estimé que l’informatique quantique pourrait se généraliser dans un horizon de trois à cinq ans, avec un rôle important des logiciels pour optimiser les infrastructures. Cette projection reste prospective. Pour les investisseurs, l’enjeu immédiat demeure la capacité d’Intel à transformer l’élargissement des usages de l’IA en revenus et en amélioration opérationnelle.


