La Pologne explore un soutien public plus large aux petits réacteurs modulaires, ou SMR, dans le cadre de sa transition énergétique. Le directeur général du Fonds polonais de développement, Mikolaj Raczynski, a indiqué que l’institution pourrait participer à des investissements en Pologne ainsi qu’à des projets étrangers de Synthos Green Energy.
Le pays cherche à réduire sa dépendance au charbon et prépare sa première centrale nucléaire de grande taille. En parallèle, plusieurs sites de SMR sont à l’étude. Synthos Green Energy détient les droits sur la technologie de GE Vernova Hitachi en Europe centrale et a récemment conclu un accord avec Orlen pour un projet commun à Włocławek.
Le PFR ne serait pas nécessaire à la construction de ce premier site, selon son dirigeant. Son intervention pourrait en revanche concerner d’autres implantations polonaises, le programme ayant toujours envisagé plusieurs emplacements. Le fonds se dit également ouvert à différents scénarios, y compris lorsqu’il est interrogé sur un investissement limité aux actifs polonais ou portant plus largement sur Synthos Green Energy.
L’ambition internationale est importante. SGE prévoit un parc de 14 SMR en Grande-Bretagne pour un coût total annoncé de 35 milliards de livres, soit 46 milliards de dollars, et a signé des accords préliminaires pour des déploiements en Hongrie et en Slovaquie.
Pour les investisseurs, l’intérêt du soutien potentiel du PFR tient à la réduction du risque de financement, mais aucune décision ferme n’est annoncée. Les SMR restent des projets lourds, dépendants des autorisations, du calendrier industriel, des coûts de construction et de contrats d’achat d’électricité. La valeur pour GE Vernova Hitachi et les partenaires locaux ne pourra être appréciée qu’à mesure que les accords préliminaires deviennent des engagements financés.


