La séance londonienne de mercredi a été marquée par une stabilité relative du FTSE 100, qui affichait 10 875,87 points à 10h27 GMT, tandis que le FTSE 250 progressait modestement de 0,3 %. Le contraste sectoriel a dominé l'évolution : le repli des cours du pétrole a entraîné le secteur de l'énergie en recul de 1,8 %, avec BP et Shell perdant respectivement 1,4 % et 2,4 %.

La chute de plus de 2 dollars le baril s'explique par la reprise de discussions entre l'Iran et Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, incluant un possible couloir de navigation temporaire et un accord de déminage, ce qui a fait naître l'espoir d'un allégement des contraintes sur cette voie stratégique. Cette détente sur le marché pétrolier a pesé directement sur les pétrolières cotées à Londres.

À l'inverse, plusieurs segments ont porté la performance globale : les constructeurs immobiliers ont gagné 2 %, les détaillants de luxe environ 1 % et les voyages et loisirs 1 %. Les métaux précieux et l'exploitation minière industrielle ont aussi progressé (respectivement 1,8 % et 1 %), malgré un recul des prix des métaux depuis leurs sommets récents, en raison de l'attente de données d'inflation américaines.

Du côté des valeurs technologiques, les titres logiciels ont montré des signes de tension, Sage chutant de 3,5 %, Relx et Experian cédant entre 1 % et 1,4 %. Les investisseurs guettaient par ailleurs les résultats du deuxième trimestre de Nvidia, jugés cruciaux pour évaluer la pérennité des dépenses liées à l'intelligence artificielle et la capacité du marché à justifier des valorisations élevées.

Enfin, une enquête Citi/YouGov a signalé une remontée des anticipations d'inflation du grand public au Royaume-Uni en août, inversant une tendance baissière, tandis que Hochschild Mining s'est distinguée au FTSE 250 (+8,6 %) après une hausse de 62 % de son chiffre d'affaires semestriel.