Le vice-Premier ministre Nguyên Van Thang a rappelé lors d’une réunion à Hanoï que les marges pour une nouvelle hausse de l’IPC sont désormais limitées pour les mois restants. Il a annoncé que le Comité directeur de gestion des prix, qu’il préside, tiendra des réunions mensuelles avec les autorités locales afin de contrôler l’évolution des prix et d’ajuster les actions en temps réel.
Le gouvernement identifie à la fois des risques externes et des pressions internes. Sur le plan extérieur, la conjoncture économique mondiale demeure défavorable et peut peser sur les prix domestiques. En interne, l’accélération des décaissements pour les investissements publics et le lancement de projets d’infrastructures majeurs devraient stimuler la demande pour l’électricité, les matériaux de construction, le carburant et d’autres intrants, ce qui peut soutenir les prix à la hausse.
Le ministère des Finances a reçu pour mission de centraliser les données de prix des différents ministères et organismes, d’actualiser trimestriellement et annuellement des scénarios d’inflation, et de conseiller le Comité directeur et le gouvernement sur des mesures de gestion des prix. Il est aussi invité à poursuivre des dispositifs d’exonérations, réductions et reports d’impôts et redevances pour alléger les coûts des entreprises et soutenir les revenus des ménages.
Sur les chiffres, le vice-ministre des Finances, Lê Tân Cân, a indiqué une hausse moyenne de l’IPC de 4,45 % sur les huit premiers mois. L’IPC a connu une progression entre février et avril sous l’effet saisonnier et de la montée des coûts de l’énergie, puis une modération de mai à juillet liée à la baisse des prix alimentaires et des carburants. En août, l’IPC est reparti légèrement à la hausse (+0,47 %) avec une remontée des carburants. Le ministère des Finances et la Banque d’État envisagent des scénarios d’inflation autour de 4,5–5 % pour 2026, cohérents avec les prévisions internationales allant de 3,8 à 5,2 %.


