Maas Group a prolongé sa chute à la Bourse australienne après la suspension du projet d’introduction en bourse de Firmus, opérateur de centres de données soutenu par Nvidia. Le titre du prestataire de services de construction a reculé jusqu’à 9,9 %, à 4,170 dollars australiens, son niveau le plus bas depuis le 10 avril. Il s’orientait ainsi vers une cinquième séance consécutive de baisse.

La correction était déjà sévère : l’action avait abandonné plus de 30 % la semaine précédente, puis encore 6,6 % vendredi. En tenant compte du recul de la séance, la perte depuis le début de l’année dépasse 20 %. Le marché réévalue désormais l’exposition de Maas à Firmus, dans lequel le groupe détient une participation de 3,2 %.

Maas a acquis 1,1 million d’actions ordinaires et autant d’actions privilégiées de Firmus, à un coût historique moyen de 188 dollars australiens par action au cours de l’année civile 2026. L’introduction en bourse suspendue devait valoriser l’opérateur de centres de données à 5 milliards de dollars. Son abandon prive temporairement les investisseurs d’un prix de marché susceptible de clarifier la valeur de cette participation et les possibilités de liquidité.

Jefferies considère l’échec du projet comme un événement important pour Maas. La société de courtage a adopté une approche plus prudente, ramené son objectif de cours de 7 à 4,85 dollars australiens et abaissé sa recommandation d’« acheter » à « conserver ».

Pour les actionnaires, la question ne se limite pas au mouvement de séance. Il faut désormais évaluer la valeur comptable de la participation, le risque d’une dépréciation et l’horizon d’une éventuelle nouvelle opération de financement ou de cotation chez Firmus. La baisse rapide du cours traduit l’incertitude, mais ne permet pas à elle seule de mesurer la perte économique définitive pour Maas.