Seb fait face à une nouvelle pression juridique et environnementale sur l’usage des PFAS. Générations Futures, Notre Affaire à Tous et ClientEarth ont adressé au groupe une mise en demeure portant sur le PTFE, une substance de cette famille utilisée dans certains revêtements antiadhésifs de poêles Tefal.
Les associations demandent à l’entreprise d’identifier plus précisément les risques associés à ces substances, de modifier son plan de vigilance et d’organiser leur abandon. Elles réclament également un programme de reconversion pour les usines et les emplois susceptibles d’être affectés. Si Seb ne répond pas de manière jugée satisfaisante dans un délai de trois mois, elles envisagent de saisir la justice.
Le dossier s’appuie sur la loi française relative au devoir de vigilance. Depuis 2017, les grandes entreprises doivent identifier et prévenir les risques liés aux droits humains, à la santé, à la sécurité et à l’environnement dans leurs activités et leur chaîne de fournisseurs. Seb indique qu’il examinera la mise en demeure et répondra dans le cadre prévu par la loi.
Le groupe avait déjà défendu le maintien du PTFE lors des débats de 2025 sur la restriction de plusieurs PFAS dans les produits courants. Les ustensiles de cuisine, initialement concernés, avaient finalement obtenu une dérogation après que Seb eut alerté sur les conséquences potentielles pour ses sites industriels. Le sujet pourrait revenir avec le projet européen de restriction actuellement en discussion.
Une autre procédure concerne l’usine Tefal de Rumilly. Des associations ont saisi le tribunal administratif de Grenoble pour demander à la préfecture de renforcer les mesures sur les rejets atmosphériques de PFAS. Après une campagne ayant détecté ces substances dans l’air autour du site, la préfecture a demandé à l’industriel un plan d’action d’ici fin 2026.
Pour les investisseurs, le risque combine coûts de substitution, adaptation industrielle, contentieux et réputation. Aucun impact financier chiffré n’est encore disponible. La réponse de Seb, la décision des tribunaux et le futur cadre européen détermineront l’ampleur réelle du dossier.

