ArriVent BioPharma a subi une chute proche de 60 % en début de séance après l’annonce de résultats décevants pour le firmonertinib. Le traitement oral était évalué chez des patients non encore traités atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules avancé présentant une mutation par insertion dans l’exon 20 de l’EGFR.
Dans l’essai de phase avancée, une dose de 240 mg de firmonertinib a permis d’atteindre une survie médiane sans progression de 11 mois, contre 9,5 mois avec la chimiothérapie. Cette différence n’a toutefois pas été considérée comme statistiquement significative. Aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié selon la société.
La comparaison a notamment été pénalisée par de meilleurs résultats qu’attendu dans le groupe témoin. Selon l’analyse citée de BTIG, la chimiothérapie a atteint 9,5 mois de survie sans progression alors que 7,5 à 8 mois étaient anticipés. Les 11 mois du firmonertinib se situaient, eux, dans la fourchette de 9 à 11 mois attendue.
ArriVent évalue désormais l’ensemble des données pour déterminer la suite du développement dans cette indication. Le firmonertinib continue parallèlement d’être testé dans un autre essai avancé visant des mutations PACC de l’EGFR. Le traitement est déjà autorisé en Chine pour certains patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules.

