Tesla a remis son Roadster au centre de la scène avec une démonstration conçue pour marquer les esprits. Le prototype biplace, développé avec SpaceX, a effectué des figures aériennes et utilisé des propulseurs intégrés, tandis que l’entreprise a annoncé un début de production en 2028. Cette échéance intervient plus de dix ans après la première présentation de la nouvelle génération du véhicule, dont les premières livraisons avaient initialement été annoncées pour 2020.

Les caractéristiques dévoilées placent le Roadster dans le registre de la vitrine technologique : Tesla revendique un passage de 0 à 60 miles par heure en moins d’une seconde, une vitesse maximale supérieure à 230 miles par heure et plus de 300 miles d’autonomie. Aucun prix final n’a été communiqué lors de l’événement. La page de réservation affichait toutefois une version Performance avec un acompte de 50 000 dollars et une version Thrust avec un acompte de 250 000 dollars. Une variante Rocket, accessible sur invitation, est présentée comme monoplace et dotée d’un système de vol complet.

Pour l’investisseur, le contraste entre impact médiatique et impact financier est central. Elon Musk avait lui-même relativisé en 2023 le poids économique du modèle. Le Roadster peut renforcer l’image d’ingénierie de Tesla et redonner à la gamme un véhicule emblématique, mais son calendrier tardif et l’absence de prix rendent difficile toute contribution précise aux volumes, aux marges ou aux flux de trésorerie.

La présentation intervient surtout au moment où Tesla réoriente son récit stratégique vers la conduite autonome et la robotique. Certains observateurs y voient aussi un signal de rapprochement technologique avec SpaceX, voire un outil de communication autour d’une éventuelle combinaison des deux groupes, sans qu’une opération soit annoncée. À court terme, les résultats trimestriels, les dépenses et l’exécution des programmes prioritaires resteront donc plus déterminants que les figures aériennes du Roadster.