Matt Cole, dirigeant de Strive, a présenté une lecture très haussière de Bitcoin dans laquelle la trajectoire du dollar joue un rôle central. Selon lui, une aggravation durable de la dette publique américaine pourrait affaiblir la monnaie fiduciaire et accroître l’intérêt pour un actif à offre limitée comme Bitcoin. L’expression selon laquelle le prix pourrait aller « à l’infini » doit être comprise comme une thèse macroéconomique, pas comme une prévision chiffrée exploitable.
Strive est une société de trésorerie Bitcoin qui lève des capitaux afin d’acheter et de conserver du BTC au bilan. Cole défend ce modèle, estimant que les difficultés observées chez certaines sociétés de trésorerie proviennent davantage de structures financières fragiles ou d’un endettement mal calibré que du principe même de détenir du Bitcoin.
Cette stratégie reste néanmoins fortement dépendante du prix du BTC, du coût de financement et de la capacité à lever des capitaux sans dilution excessive. Elle expose aussi les actionnaires à un risque de levier lorsque la société s’endette pour acheter un actif très volatil. Le raisonnement de Cole repose donc sur un scénario de long terme concernant la dette, les obligations américaines et le dollar. Ces variables peuvent influencer Bitcoin, mais leur relation n’est ni mécanique ni garantie.
Pour une société cotée utilisant cette stratégie, l’évolution du nombre de bitcoins par action est plus informative que le seul montant total détenu. Une entreprise peut augmenter ses réserves de BTC tout en diluant ses actionnaires. Il faut donc suivre conjointement les achats, les émissions de titres, la dette et la valeur du portefeuille.
