Lors de son discours de rentrée à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a présenté le logement comme l’un des grands chantiers d’un éventuel quinquennat. La candidate du Rassemblement national a défendu l’application de la priorité nationale au logement social et aux aides personnelles au logement.

Parmi les mesures annoncées figure la volonté de donner la priorité aux Français pour l’attribution des logements sociaux et de leur réserver les APL. Ces propositions modifieraient profondément les règles actuelles d’accès aux aides et au parc social. Leur mise en œuvre dépendrait toutefois du résultat de l’élection, du contenu précis des textes et de leur conformité juridique.

Marine Le Pen a également indiqué vouloir abroger la loi SRU, qui impose à certaines communes une proportion minimale de logements sociaux. Elle propose en parallèle de permettre la vente d’une partie des logements HLM à leurs occupants ou à des acquéreurs français, ainsi que l’expulsion de familles délinquantes du parc social.

Pour le secteur immobilier, les conséquences resteraient très différentes selon les mesures finalement adoptées. Une modification de la loi SRU pourrait changer les obligations de construction des communes. La vente de logements sociaux transformerait localement la composition du parc, tandis qu’une réforme des APL aurait des effets sur les ménages bénéficiaires et, indirectement, sur les bailleurs. À ce stade, il s’agit de propositions de campagne et non de dispositions en vigueur.