Le marché pétrolier a réagi immédiatement aux propos du président Donald Trump, qui a déclaré lors d’un entretien avec le correspondant de Fox News Trey Yingst qu’il bombarderait Oman si le pays gênait les discussions sur le détroit d’Ormuz. Le Brent a grimpé de 2,7 % pour franchir la barre des 90 $ le baril, atteignant son plus haut intrajournalier au moment de la déclaration.

Le contexte géopolitique est au cœur de cette évolution : le détroit d’Ormuz, voie par laquelle transite environ un cinquième du pétrole et du GNL mondial, reste fortement perturbé depuis le début des combats en février. Les données de suivi maritime citées indiquent que seulement 13 navires ont traversé le détroit durant le week-end, dont trois dimanche, illustrant l’ampleur du ralentissement du trafic pétrolier classique.

La montée des tensions coïncide avec la fin d’une fenêtre de négociation de 60 jours entre les États-Unis et l’Iran, ouverte en juin pour tenter d’apaiser le conflit et traiter du programme nucléaire iranien — fenêtre qui s’est terminée lundi sans résolution concrète. Pendant ce temps, Oman négocie séparément avec l’Iran sur la gestion du trafic du détroit ; l’agence iranienne Mehr indique que les deux pays se seraient entendus sur la supervision du passage.

Les réactions politiques et financières se sont fait rapidement sentir : le sénateur Tim Kaine a annoncé qu’il déposerait une résolution pour interdire toute action militaire contre Oman, et le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié les discussions avec Oman de « complexes mais toujours en cours ». Sur les marchés actions, l’impact a été modéré : le Dow Jones reculait de 0,3 % et le S&P 500 de 0,1 % en début de séance, dans des volumes réduits.