Les hostilités se sont intensifiées entre acteurs soutenus par l'Iran et forces occidentales, avec des attaques des Houthis contre des villes saoudiennes, des frappes américaines sur des pétroliers iraniens et une riposte iranienne contre une base US en Jordanie. Ce regain de risque géopolitique a propulsé le Brent vers 99,49 $ le baril, son plus haut depuis fin juin, et fait monter le WTI à 94,63 $.
Sur les places asiatiques, la réaction fut contrastée: recul d'environ 0,3 % à Sydney et baisse de 0,6 % à Hong Kong, tandis que Tokyo, Séoul et Taïwan ont affiché des gains grâce notamment au rebond des valeurs technologiques et de l'IA. L'indice des semi-conducteurs de Philadelphie a aussi progressé, soutenant une partie du sentiment régional malgré l'aversion au risque liée au pétrole.
Les marchés de changes reflètent les anticipations de banques centrales: le yen s'est apprécié à 153,66 pour un dollar après une forte liquidation de positions courtes et des commentaires hawkish de la Banque du Japon qui rendent une hausse de 0,25 point très probable. L'euro a gagné légèrement à 1,1629 $ alors que la BCE est attendue en hausse de taux jeudi, face aux pressions inflationnistes accrues par la flambée des cours de l'énergie.
Les investisseurs évaluent aussi l'impact des prochaines publications macroéconomiques: les chiffres de l'IPC américain attendus vendredi et la réunion de la Fed la semaine prochaine pèsent sur les anticipations, avec des probabilités presque équilibrées entre hausse et statu quo pour la Fed. Parallèlement, les marchés obligataires ont reflété ces craintes inflationnistes par une hausse des rendements.
Au-delà des tensions immédiates, le Brent est perçu comme un indicateur clef du sentiment de marché; la barre symbolique des 100 dollars apparaît désormais comme un seuil accessible qui pourrait accentuer la volatilité si franchi.

