Le plus grand fonds souverain mondial a enregistré une perte de 278 milliards de couronnes au troisième trimestre, soit environ 26 milliards d’euros. Son rendement s’est établi à -0,5 %, alors que sa valeur totale atteignait 22 014 milliards de couronnes, près de 2 100 milliards d’euros, à fin septembre.

La principale faiblesse vient des obligations, qui ont perdu 3,5 % sur la période. Lorsque les taux d’intérêt montent, les obligations déjà en circulation deviennent moins attractives par rapport aux nouvelles émissions mieux rémunérées, ce qui fait baisser leur prix. La persistance de l’inflation, la hausse de l’énergie et la résistance de l’économie américaine ont conduit plusieurs banques centrales, dont la Réserve fédérale et la BCE, à relever leurs taux durant le trimestre.

Les actions et l’immobilier ont affiché une performance légèrement positive, sans compenser le recul obligataire. Les valeurs énergétiques ont profité de la hausse des cours du secteur, tandis que les activités sensibles aux taux, notamment les services aux collectivités et l’immobilier, ont souffert.

Le portefeuille reste très diversifié : 72,1 % en actions, 25,8 % en obligations, 1,6 % en immobilier non coté et 0,5 % en infrastructures renouvelables non cotées. Il détient des participations dans plus de 7 100 entreprises et représente en moyenne 1,5 % du capital des sociétés cotées dans le monde.

Pour un investisseur particulier, cet épisode rappelle qu’une allocation obligataire n’est pas sans risque. Elle amortit souvent la volatilité à long terme, mais peut subir des pertes marquées lorsque les taux remontent rapidement. La maturité des titres et leur sensibilité aux taux deviennent alors essentielles.