L’enquête locale met en lumière une hausse marquée du prix des tomates : +31 % pour les grappes en un an, avec un prix moyen de 2,91 €/kg en agriculture conventionnelle. Cette progression s’inscrit dans une tendance longue ; depuis 2015, les légumes frais ont vu leur prix grimper de 62 %, nettement au-dessus de l’inflation générale. Les vendeurs toulousains imputent en partie cette flambée aux épisodes de canicule et à la baisse de production en serre.

Sur les marchés toulousains, la qualité et le travail apporté aux produits expliquent des différences de prix importantes. Au marché des Carmes, des cœurs de bœuf locaux ou produits sans intermédiaire se vendent entre 6,50 et 6,95 €/kg, avec des conseils de conservation pour profiter pleinement de la chair. Le marché Victor Hugo affiche une fourchette large (3,90 à 7,90 €/kg) où certaines variétés allongées ont été jugées farineuses malgré leur prix élevé.

Les marchés Cristal et Saint-Cyprien offrent de bonnes affaires ponctuelles (de 0,99 €/kg pour de petites rondes à 2,40 €/kg pour anciennes de qualité), mais la dégustation peut décevoir même sur des produits bio vendus à prix premium. Les contrôles sensoriels révèlent que nempeche prix élevé n’assure pas toujours meilleure saveur ou fraîcheur.

En grande distribution, les écarts de qualité sont encore plus visibles : on trouve des tomates à bon rapport qualité-prix autour de 2,99–3,49 €/kg, tandis que certaines enseignes présentent des produits chers mais abîmés (jusqu’à 7,45 €/kg). Les épiceries bio affichent les tarifs les plus élevés (jusqu’à 7,49 €/kg) avec des tailles et une maturité parfois décevantes par rapport au prix.