Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, tard dans la soirée du 7 août, une peine de deux ans d’emprisonnement pour Moha La Squale (Mohamed Bellahmed) pour violences volontaires sur deux femmes, dont un an assorti d’un sursis probatoire. Le procureur avait requis 30 mois de prison, dont 12 avec sursis probatoire. Les faits reprochés remontent à une soirée au printemps à son domicile parisien : voisins alertés par des cris, victimes présentant des hématomes, fuite de l’artiste puis rattrapage par la police dans la rue.

Lors de l’audience qui s’est ouverte à 22h30 pour se clore trois heures plus tard, l’artiste a contesté avoir porté des coups, affirmant « zéro coup » et suggérant qu’une plaignante s’était blessée seule. Les déclarations des deux femmes différaient : Myriam a d’abord signalé de nombreux hématomes puis a déclaré s’être « tapée la tête contre les murs », tandis que Claire, seule partie civile, a évoqué au moins une gifle mais n’a pas réclamé de dommages et intérêts.

La soirée a été décrite sous l’angle d’un « triangle amoureux », avec consommation d’alcool et mention de cocaïne et d’une Rolex égarée. La défense, par Me Louis-Joseph Ricard, a invoqué un cadre de « malsanité » et le mélange d’alcool et de drogue pour soutenir la version de l’artiste. Moha La Squale a déjà été condamné en 2024 à quatre ans dont un avec sursis, notamment pour violences sur conjoint, et avait été remis en liberté en août 2025 après détention provisoire antérieure.

Les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe. L’affaire illustre le contraste entre la notoriété de l’artiste — disque d’or en 2018 pour l’album Bendero — et ses démêlés judiciaires récurrents, avec des éléments matériels (hématomes, témoignages de voisins) ayant pesé sur la décision du tribunal.