Lors du forum libéral « Les Vents du changement » à Buenos Aires, Javier Milei a réaffirmé son refus d’amender sa politique d’austérité en vue de la présidentielle de 2027. S’adressant à un public d’environ 500 inconditionnels, il a insisté : « le résultat budgétaire ne se négocie pas » et a refusé toute détente de la politique monétaire tant que la lutte contre l’inflation n’est pas achevée.

Le chef de l’État a célébré des succès en matière de stabilisation macroéconomique, citant la décélération de l’inflation, la dérégulation et la stabilité du taux de change. Il a toutefois reconnu qu’« si on ne montre pas de résultats, il devient difficile de nous suivre », liant la poursuite de ses réformes à une nécessité de convaincre l’électorat sur leurs bénéfices concrets.

La politique de Milei suscite des critiques, notamment de la part du patronat industriel qui pointe une baisse d’activité et la suppression de 90 000 emplois dans l’industrie sur trois ans. Les industriels rappellent que l’évaluation économique ne se limite pas à l’inflation mais inclut la consommation, l’emploi et l’endettement des ménages, mettant en lumière des tensions entre stabilisation macroéconomique et dynamisme du tissu productif.

Le forum a rassemblé un public varié — cadres d’âge mûr et jeunes partisans — et des intervenants attendus comme Peter Thiel (cofondateur de Palantir) ont finalement été absents. Des manifestations ponctuelles contre des projets qualifiés de « technofascistes » ont eu lieu récemment devant une maison attribuée à Peter Thiel à Buenos Aires.

En conclusion, Milei maintient une ligne dure sur l’austérité et la monnaie en misant sur la démonstration de résultats macroéconomiques pour légitimer sa stratégie avant 2027, alors que les conséquences sociales et industrielles de cette trajectoire continuent d’alimenter le débat public.