Les Championnats d'Europe de natation à Paris ont offert plusieurs performances marquantes. Léon Marchand, arrivé diminué par une blessure à un adducteur et ayant réduit son programme individuel, a brillé devant le public parisien : il a remporté l’or sur 200 m papillon avec la meilleure performance mondiale de l’année (1:51.72) et s’est imposé sur 400 m nage libre en 3:43.14, nouveau record de France, avec plus d’une seconde d’avance sur son poursuivant. Il avait auparavant contribué à l’argent du relais 4x200 m nage libre tricolore lors de la journée d’ouverture.

La révélation française de la semaine est Mary-Ambre Moluh. À 20 ans et étudiante à Berkeley, elle a pris l’argent sur 50 m dos puis gagné son premier titre européen senior sur 100 m dos en 57.94, améliorant son propre record d’Europe de cinq centièmes. Elle devance la Néerlandaise Marrit Steenbergen (58.56) et la Française Pauline Mahieu (58.77), et a exprimé son ambition de se placer sur la trajectoire des Jeux de Los Angeles 2028.

Chez les jeunes prodiges, l’Italienne Sara Curtis, 19 ans, a établi un record du monde du 50 m dos en demi-finales avec 26.63 puis a confirmé en finale (26.56) pour décrocher l’or et s’imposer comme nouvelle référence mondiale du dos. Côté sprint libre masculin, la finale du 100 m a vu les trois premiers descendre sous les 47 secondes : David Popovici (46.56) s’est imposé, suivi par Egor Kornev (46.74) et Kristof Milak (46.87), témoignant de la densité européenne sur la distance.

Enfin, Johannes Liebmann a réalisé une performance spectaculaire en demi-fond : il a pulvérisé le record du monde du 1 500 m nage libre avec 14:26.79, améliorant de 3.88 secondes le chrono de Bobby Finke établi aux JO-2024 (14:30.67). C’était son deuxième titre de la semaine après le 800 m, et sa domination a marqué les courses de demi-fond masculines en l’absence de Florian Wellbrock.