Les grands indices américains ont marqué une pause après avoir atteint de nouveaux sommets. En milieu d’après-midi, le Dow Jones cédait 0,63 % à 51 196,54 points, le S&P 500 reculait de 0,26 % à 7 798,84 points et le Nasdaq perdait 0,40 % à 27 489,08 points. Le S&P 500 et le Dow s’orientaient vers la fin d’une série de quatre hausses, tandis que le Nasdaq risquait sa première baisse en six séances.
La pression est venue des marchés obligataires et de l’énergie. Le rendement du Trésor américain à trente ans a atteint son plus haut niveau depuis vingt-quatre ans, dans un mouvement mondial de vente d’obligations alimenté par les inquiétudes sur l’inflation et l’endettement. Le Brent a brièvement dépassé 100 dollars le baril avant de refluer, permettant aux actions de réduire une partie de leurs pertes.
Le compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale a montré des divergences sur les raisons ayant justifié la première hausse de taux depuis juillet 2023. Certains responsables mettaient l’accent sur le choc énergétique, d’autres sur l’inflation liée à la demande. Les marchés n’accordaient plus que 19,4 % de probabilité à une deuxième hausse consécutive en octobre, contre 37,6 % une semaine auparavant.
La baisse a été plus large que ne le suggèrent les seuls indices. À la Bourse de New York, les titres en recul étaient 3,22 fois plus nombreux que ceux en hausse ; au Nasdaq, ce rapport atteignait 2,28. Les semi-conducteurs perdaient environ 1,5 %, tandis que l’immobilier et les constructeurs de maisons cédaient respectivement 2,3 % et 2,9 % après la remontée des taux hypothécaires.
Pour les investisseurs, ce repli reste modéré après des records, mais il souligne la sensibilité des valorisations au couple pétrole-taux. La prochaine saison de résultats devra confirmer que la croissance des bénéfices et les revenus liés à l’IA justifient les niveaux de marché actuels.


