La séance américaine met en évidence une nette rotation sectorielle plutôt qu’un mouvement uniforme du marché. À 10h24 à New York, le Dow Jones progressait de 0,43 % à 52 401,89 points, son plus haut niveau depuis plus d’un mois. Le S&P 500 reculait de 0,09 % à 7 736,76 points et le Nasdaq Composite perdait 0,70 % à 26 527,14 points.

Les valeurs financières ont soutenu le Dow Jones. Le secteur financier du S&P 500 gagnait 1,1 %, avec l’appui de Goldman Sachs et JPMorgan Chase. Les matériaux affichaient la meilleure progression sectorielle, à 1,6 %. Cette résistance contrastait avec une baisse de 0,9 % des technologies de l’information et avec la faiblesse des services de communication.

La pression restait forte sur l’écosystème de l’intelligence artificielle. CoreWeave chutait de 7,6 %, les investisseurs s’inquiétant de son endettement après une vente marquée de ses obligations, dont les rendements ont dépassé 15 %. Nebius et Iren reculaient chacune de plus de 5,5 %. Du côté des semi-conducteurs, Micron perdait 3,9 %, AMD 3,3 % et l’indice des puces 1,8 %. Alphabet et Meta cédaient chacune environ 1 %.

Le contexte macroéconomique renforçait la prudence. Les statistiques américaines des prix à la consommation et à la production publiées durant la semaine ont dépassé les attentes et montré un élargissement des pressions inflationnistes au-delà de l’énergie. Les marchés anticipaient de plus en plus un maintien des taux de la Réserve fédérale lors de la réunion du mois.

Pour les investisseurs, la séance rappelle que l’indice général peut masquer de forts écarts internes. La hausse des banques et des matériaux protège le Dow Jones, tandis que la sensibilité au financement et aux valorisations pèse sur la technologie. La largeur de marché restait néanmoins positive, avec davantage de titres en hausse qu’en baisse sur le NYSE comme sur le Nasdaq.