Les marchés américains s’orientaient vers une ouverture en demi‑teinte jeudi, sous l’effet combiné de tensions géopolitiques au Moyen‑Orient et de résultats d’entreprises contrastés. À 08h29 (heure de l’Est), les contrats E‑mini affichaient un gain de 147 points pour le Dow (+0,28 %), +4,5 points pour le S&P (+0,06 %) et une baisse de 39,25 points pour le Nasdaq 100 (-0,13 %). La faible volatilité observée en ce début de mois, historiquement défavorable pour les rendements, pourrait accentuer le pessimisme si les tensions persistent.
Au plan sectoriel, Broadcom (AVGO.O) reculait de 3,32 % en pré‑ouverture après des prévisions de chiffre d’affaires pour le 4e trimestre jugées inférieures aux attentes élevées liées à l’IA, pesant sur le Nasdaq. À l’inverse, Snowflake (SNOW.N) a bondi de 23,18 % grâce à des prévisions annuelles solides, entraînant des hausses dans le logiciel: ServiceNow +3,17 %, Salesforce et Adobe gagnant chacun autour de 1,5 %.
Les risques géopolitiques pèsent également sur les matières premières et l’inflation potentielle: les contrats à terme sur le Brent (LCOc1) ont progressé de 1,22 %, marquant une quatrième séance consécutive de hausse, ce qui, selon des intervenants cités, pourrait recréer une prime géopolitique et compliquer la donne inflationniste pour la Fed. Parallèlement, un repli récent des rendements du Trésor américain a offert un bref répit aux actions après une période de pression due à la hausse des yields.
Les investisseurs attendent désormais les chiffres de l’emploi vendredi pour des indices sur la trajectoire des taux. L’outil CME FedWatch affichait une probabilité de 62 % d’une hausse des taux en septembre, reflétant un regain d’anticipation de resserrement monétaire. Plusieurs gestionnaires ont évoqué la perspective d’un « septembre agité », soulignant que l’évolution des tensions au Moyen‑Orient pourrait influencer à la fois l’inflation et les décisions de politique monétaire.

