La séance de jeudi a vu une baisse généralisée des indices américains : le S&P 500 a terminé à 7 591,75 (-0,58%), le Nasdaq à 26 081,73 (-0,65%) et le Dow à 52 064,10 (-0,60%). Neuf des onze secteurs du S&P 500 ont reculé, menés par les matériaux (-1,45%) et les technologies de l'information (-0,91%), et le volume d'échanges a été légèrement supérieur à la moyenne récente avec 15,1 milliards d'actions échangées.

La poussée des rendements obligataires a pesé sur l'appétit pour le risque : les taux à 10 ans ont atteint leur plus haut niveau depuis près de trois ans, le 30 ans son plus haut depuis plus de 19 ans et le 2 ans son plus haut depuis plus de deux ans. Cette remontée a coïncidé avec des données montrant une progression de l'indice des prix à la production en août, soutenue par un rebond des coûts énergétiques.

Le prix du Brent a bondi de 6% à 107 dollars le baril, conséquence des perturbations des voies maritimes (détroit d'Ormuz et mer Rouge) liées au conflit impliquant les États-Unis et Israël contre l'Iran selon le texte. La flambée pétrolière a renforcé les anticipations d'une nouvelle hausse des taux par la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion ; l'outil CME FedWatch évalue désormais à 70% la probabilité d'au moins +25 points de base.

Sur le plan sectoriel et valeurs, les grands fabricants de puces ont été pénalisés (Nvidia -2,3%, Micron -4,7%), tandis qu'Apple a gagné 3,6% après le lancement d'un iPhone pliable à 1 999 dollars. Parmi les valeurs cycliques, Macy's a reculé de 4,7% malgré une révision à la hausse de ses prévisions annuelles, et American Eagle Outfitters a plongé de 14% après avoir réitéré ses objectifs dans un contexte de dépenses discrétionnaires fragiles.

Au global, la baisse récente porte le S&P 500 à environ 3% sous son sommet d'août, mais l'indice reste en hausse de 11% depuis le début de l'année et se négocie désormais autour de 19 fois les bénéfices attendus, un niveau inégalé depuis avril 2025.