Le service national militaire lancé en novembre 2025 est un dispositif volontaire, distinct de l’ancienne conscription interrompue en 1997. Il est ouvert aux Françaises et Français majeurs. La sélection dépend des besoins des armées et comprend l’étude du dossier, un entretien, une visite médicale et un contrôle de sécurité.

Environ 80 % des personnes sélectionnées ont entre 18 et 19 ans. Leur engagement dure dix mois et peut être reconnu comme une année de césure dans les études. Les autres recrues peuvent présenter des profils spécialisés, par exemple dans l’ingénierie, l’analyse de données ou les soins infirmiers, et effectuer leur service jusqu’à 25 ans avec le grade d’aspirant. Le premier mois est consacré à la formation initiale, puis les volontaires rejoignent les armées et les services de soutien pendant neuf mois.

La promotion 2026 réunit 3 000 jeunes: 1 800 dans l’armée de Terre, 600 dans la Marine et 600 dans l’armée de l’Air et de l’Espace. L’objectif annoncé est d’atteindre 10 000 recrutements par an en 2030, puis 42 500 en 2035. Avec les dispositifs déjà existants, les autorités visent un total annuel de 50 000 personnes. Le coût prévu entre 2026 et 2030 s’élève à 2,3 milliards d’euros, dont 1,4 milliard pour les infrastructures.

Les missions se déroulent exclusivement sur le territoire national. Elles peuvent concerner l’opération Sentinelle, la protection de sites militaires, la surveillance maritime ou le soutien logistique et technique. Les volontaires reçoivent une solde mensuelle de 800 euros brut, sont nourris et logés, et bénéficient d’une réduction ferroviaire de 75 %. À l’issue du service, ils rejoignent automatiquement la réserve opérationnelle de second niveau, qui prévoit jusqu’à cinq jours de disponibilité par an pendant cinq ans.