Les statistiques officielles publiées par le Bureau d'État des statistiques (BES) montrent un IPP en hausse de 3,5 % sur un an pour juillet, signe que les coûts à la sortie d'usine restent orientés à la hausse sur un horizon annuel. Toutefois, le repli de 0,7 % en comparaison mensuelle indique une dynamique plus contrastée à court terme.

Dong Lijuan, statisticienne au BES, explique cette divergence par des forces opposées : des facteurs importés ont pesé sur les prix dans certains secteurs, tandis que des facteurs saisonniers — températures élevées, fortes pluies et typhons — ont freiné l'activité de construction et fait baisser les prix dans d'autres segments. En parallèle, la transformation industrielle et la montée en gamme de la consommation ont soutenu la demande et contribué à la hausse des prix dans des branches particulières.

Le rapport inclut aussi l'évolution de l'indice des prix à la consommation (IPC), qui a progressé de 0,5 % en glissement annuel en juillet. Ce niveau modéré d'inflation des consommateurs contraste avec la croissance plus marquée des prix à la production, soulignant un possible écart entre pressions sur les coûts industriels et transmission de l'inflation aux consommateurs.

Dans l'ensemble, les données dressent un tableau hétérogène : une inflation à la production toujours présente sur un an, mais des signes de desserrement mensuel liés à des facteurs temporaires et des évolutions sectorielles contrastées.