Les marchés américains ont évolué en baisse mercredi alors que les rendements obligataires remontaient nettement. Le rendement du Treasury à 10 ans a gagné 8,7 points de base pour atteindre 5,054 %, un niveau inédit depuis 2007. Le 2 ans a également progressé, à 4,862 %, son plus haut niveau depuis juin 2024.
Le mouvement a été alimenté par un indicateur d’activité plus robuste qu’attendu. L’indice PMI composite préliminaire de S&P Global est ressorti à 58,4 en septembre, contre 56,0 en août, soit son plus haut niveau depuis juillet 2021. Cette accélération de l’activité, portée notamment par les services et un redressement de la production manufacturière, a renforcé l’idée que la Réserve fédérale pourrait conserver une politique monétaire restrictive plus longtemps.
Sur les marchés actions, le Dow Jones reculait de 0,18 %, le S&P 500 de 0,53 % et le Nasdaq Composite de 1,05 % au moment du point de marché. Les valeurs de croissance et de technologie sont particulièrement sensibles à la remontée des taux longs, car une hausse du taux d’actualisation réduit mécaniquement la valeur présente des bénéfices futurs.
Les anticipations monétaires ont également évolué. Les contrats à terme sur les Fed funds faisaient ressortir une probabilité de 73 % d’une hausse des taux en octobre, contre 53 % auparavant. Pour les investisseurs, la combinaison d’une activité économique solide, d’une inflation encore supérieure à l’objectif de la Fed et de rendements longs élevés entretient un environnement plus exigeant pour les actifs risqués.
La séance rappelle que la trajectoire des taux américains reste un moteur central de valorisation. Une nouvelle détente des rendements pourrait soutenir les actions de croissance, tandis qu’une poursuite de la tension obligataire continuerait de favoriser les secteurs moins sensibles aux taux et les actifs générant des flux de trésorerie immédiats.
