Les marchés européens évoluaient en baisse mercredi, à rebours des records inscrits la veille par les indices américains. Le Stoxx 600 perdait 0,45 % et l’indice mondial MSCI 0,28 %. En Asie hors Japon, le recul atteignait 0,5 %, principalement sous l’effet de Hong Kong et Singapour.
Le principal choc vient de l’énergie. Le Brent progressait de 1 % à 101,58 dollars le baril. Les investisseurs intègrent à la fois le risque d’une tempête en direction de zones pétrolières américaines et les tensions renouvelées entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen. Un pétrole durablement supérieur à 100 dollars peut entretenir l’inflation, peser sur les marges des entreprises consommatrices d’énergie et compliquer la trajectoire des banques centrales.
Les tensions budgétaires françaises renforcent le mouvement. L’écart de rendement entre l’OAT et le Bund allemand remontait à 131 points de base, après s’être resserré durant deux séances. Il avait approché 160 points la semaine précédente. La hausse des rendements rend les investisseurs moins enclins à ignorer les fragilités budgétaires et politiques françaises avant les élections de 2027.
L’euro reculait de 0,47 % à 1,1208 dollar, après avoir touché cette semaine un plus bas de dix-sept mois à 1,1161 dollar. L’élargissement des écarts de taux au sein de la zone euro alimente les craintes de fragmentation financière et renforce les anticipations d’un assouplissement de la Banque centrale européenne.
Le contraste avec Wall Street reste marqué : mardi, le S&P 500 avait gagné environ 0,6 %, le Nasdaq 0,4 % et le Dow Jones 0,5 %. Cette divergence souligne que l’Europe supporte actuellement un mélange spécifique de risque énergétique, budgétaire et monétaire.


