Les marchés européens ont retrouvé un biais positif après la forte baisse des valeurs technologiques observée la veille. À 9h14 GMT, le STOXX 600 gagnait 0,6 %, le DAX allemand environ 1 % et le CAC 40 près de 0,1 %, tandis que le FTSE 100 restait stable. L’indice mondial MSCI progressait de 0,3 % sur la séance, mais demeurait orienté vers une perte hebdomadaire.
Cette stabilisation intervient après une semaine dominée par deux inquiétudes. D’une part, une inflation américaine supérieure aux attentes a ravivé les anticipations de hausse des taux. D’autre part, les investisseurs se sont interrogés sur les structures de financement par dette qui accompagnent le développement de l’intelligence artificielle, notamment chez certains opérateurs de centres de données très endettés. Ces craintes avaient pesé sur la technologie et les semi-conducteurs.
Les marchés obligataires se stabilisaient après la recherche de valeurs refuges de jeudi. Le dollar reculait de 0,4 %, son indice s’établissant à 101,68, et se dirigeait vers une baisse sur l’ensemble de la semaine. Pour les investisseurs européens, un dollar plus faible peut modifier la traduction en euros des actifs américains, tandis que le reflux des rendements apporte un soutien relatif aux actifs sensibles aux taux.
En Asie, les actions avaient globalement progressé, mais l’Indonésie restait sous forte pression après la remise en cause par MSCI de son statut de marché émergent et la présentation d’un projet de retrait de plusieurs indices. Un tel changement pourrait entraîner des sorties importantes de fonds passifs.
Les contrats à terme américains signalaient également un possible rebond de Wall Street. La prudence demeure cependant justifiée : la question de la monétisation de l’IA, de la solidité des marges et du financement des infrastructures n’est pas résolue. Le rebond traduit donc un apaisement tactique, pas la disparition des risques.

