Les indices européens ont terminé la séance quasi inchangés, le STOXX 600 cédant seulement 0,01% à 656,41 points. L’aléa géopolitique lié aux pourparlers entre l’Iran et Oman sur le détroit d’Ormuz reste en filigrane: la réouverture éventuelle de cette voie dépend du respect par les États‑Unis des conditions posées par Téhéran, et les cours du brut ont récemment reculé sous les 90 dollars le baril, sans toutefois dissiper les pressions inflationnistes liées aux carburants raffinés.
Les données américaines ont ravivé les anticipations de resserrement monétaire: des dépenses de consommation personnelle supérieures aux attentes — l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed — ont renforcé l’idée d’une hausse des taux de la Fed en septembre. Dans le même registre, trois sources ont indiqué que la Banque centrale européenne est prête à relever ses propres taux lors de sa réunion de septembre, même si un resserrement au‑delà de cette mesure n’est pas acté.
Sur le plan sectoriel, les banques européennes ont porté la séance, gagnant 1%, avec Deutsche Bank en tête (+4,3%) à son plus haut depuis juillet 2011, et Commerzbank en hausse de 2,8%. Le dossier Commerzbank reste au centre des discussions politiques et financières, Lars Klingbeil devant rencontrer le patron d’UniCredit dans le cadre du projet de rachat. À l’inverse, les valeurs technologiques ont reculé de 0,8% et le secteur santé a été le plus faible (-1%).
Au niveau des valeurs, Hochschild Mining a pris 5,4% grâce au rebond des cours de l’or, tandis que SAP a perdu 2,9% après des prévisions décevantes publiées par Intuit et une révision de la recommandation d’UBS à « neutre ». Enfin, les investisseurs attendent avec attention les résultats du deuxième trimestre de Nvidia, jugés cruciaux pour valider la poursuite du cycle d’investissements liés à l’intelligence artificielle.

