UBS a abaissé sa recommandation sur Merck KGaA à « neutre » tout en conservant un objectif de cours de 150€. La banque estime que la hausse du titre ces derniers mois — +32% sur 12 mois et +18% depuis le début de l’année — a déjà intégré une partie importante des perspectives des trois divisions du groupe, ce qui limite désormais l’upside potentiel.
Sur le plan financier, UBS a relevé son estimation du bénéfice par action de base 2026 de 3%, à 8,27€, mais a réduit ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2027 et au‑delà. Ces relectures positionnent désormais ses chiffres entre 2% et 4% inférieurs au consensus S&P Global Visible Alpha pour la période 2027‑2031, selon la banque.
La dégradation s’appuie surtout sur des risques spécifiques dans la division Santé. UBS pointe la franchise Mavenclad, très profitable, confrontée à une concurrence générique croissante dont l’impact commercial devrait culminer en 2027 avec l’expiration des protections. La banque signale aussi une concurrence potentielle sur Ogsiveo, acquis via SpringWorks, ainsi qu’un concurrent d’Immunome — le varegacestat — dont une décision FDA est attendue en avril 2027 et qui afficherait un taux de réponse ajusté au placebo plus élevé en phase 3.
Autres menaces citées: le lancement attendu d’un biosimilaire d’Erbitux par Sandoz susceptible d’affecter les revenus à partir de 2030, et un risque lié à l’approbation américaine du Pergoveris au second semestre 2026. En réaction, l’action a reculé de 1,45% à 136,35€, contre un DAX en baisse d’environ 0,8% le jour même.

