Sanrio a annoncé des résultats du premier trimestre clos en juin marqués par une forte progression du chiffre d'affaires (+20,7% à 52,04 milliards de yens) mais un bénéfice opérationnel décevant (22,44 milliards de yens), en deçà du consensus Bloomberg (23,4 milliards). Le bénéfice attribuable aux actionnaires de la société mère a toutefois progressé de 9,3% en glissement annuel, signe d'une rentabilité en amélioration mais insuffisante aux yeux des marchés.

La réaction des investisseurs a été brutale : le titre coté à Tokyo a plongé jusqu'à 20%, atteignant 1 163,0 yens, et se traitait à 1 185,5 yens, en baisse de 18,5% à 06h28. Le repli s’explique par l’écart entre la dynamique des ventes et la croissance plus contenue des résultats nets, ainsi que par des pressions sur les marges liées aux coûts opérationnels.

Les performances géographiques ont été hétérogènes. En Amérique du Nord, les ventes ont progressé de 6,0% mais le bénéfice opérationnel a reculé de 19,9% en raison d’une hausse des dépenses marketing. En Asie, les ventes ont bondi de 19,8% tandis que le bénéfice opérationnel a diminué de 4,9%, pénalisé par des frais de vente, généraux et administratifs plus élevés. Ces divergences soulignent des investissements marketing et structurels qui pèsent temporairement sur la profitabilité régionale.

Malgré ces tensions, Sanrio bénéficie d’atouts commerciaux : la popularité continue de ses personnages — Hello Kitty et Pompompurin (classement 2026) —, plus de 100 millions d’abonnés sur ses réseaux sociaux mondiaux et environ 3,48 millions de membres sur son service Sanrio+. La direction a maintenu ses prévisions annuelles: chiffre d’affaires attendu à 229,8 milliards de yens et bénéfice opérationnel prévu à 89,5 milliards de yens.

La publication souligne un profil de croissance tirée par la demande mais vulnérable aux coûts marketing et administratifs, qui expliquent la correction boursière malgré des ventes robustes.