La CMA a lancé une enquête formelle visant Trainline pour vérifier si les frais obligatoires étaient présentés dès le premier prix affiché sur son application et son site web. Les autorités ont notamment relevé des frais supplémentaires allant de 59 pence à 2,79£ pour des trajets en train, ainsi qu’un frais de réservation de 1,50£ pour les trajets en autocar. Ces coûts récurrents peuvent peser sur les voyageurs fréquents et sont au cœur de la suspension de confiance qui a entraîné une chute de 15% du titre de Trainline mercredi.
L’enquête s’inscrit dans une action plus large de la CMA contre la tarification progressive (« drip pricing »). En parallèle de Trainline, la CMA a ouvert deux autres dossiers : l’un visant Virgin Atlantic, pour savoir si des frais de villégiature et des taxes locales étaient inclus dans les prix affichés pour les voyages à forfait, et l’autre visant RED Driving School, concernant des frais de réservation et des frais numériques supérieurs à 7£ par réservation. La CMA précise n’avoir encore tiré aucune conclusion sur des violations potentielles de la loi.
Si des manquements étaient établis, la CMA peut imposer des compensations aux clients concernés et infliger des amendes pouvant atteindre 10% du chiffre d’affaires mondial des entreprises incriminées. Depuis l’entrée en vigueur de ses pouvoirs renforcés, la CMA indique avoir obtenu plus de 1.950.000£ de remboursements et infligé près de 6.200.000£ d’amendes. Des entreprises comme AA, BSM et StubHub UK ont déjà été sanctionnées et condamnées à rembourser des clients à l’issue d’enquêtes similaires.
La CMA rappelle son objectif de transparence tarifaire : « Le premier prix que voient les clients doit être le prix qu’ils paient », affirme Emma Cochrane, directrice exécutive de la protection des consommateurs. L’autorité promeut par ailleurs une campagne « Clear Pricing » et fournit aux entreprises une check-list en trois étapes pour s’assurer que les prix sont présentés clairement dès le départ.

