Adidas signe la plus forte baisse du DAX malgré le soutien renouvelé de plusieurs analystes. Le titre reculait de 1,6 % à 141,8 euros en début d’après-midi, portant sa baisse depuis le début de l’année à près de 16 %. Le marché semble privilégier les risques de ralentissement et de pression sur les marges aux arguments favorables sur les parts de marché.
Piper Sandler maintient sa recommandation « surpondérer ». Le courtier estime que les résultats décevants de Nike peuvent créer une opportunité pour Adidas, notamment en Chine. Il souligne que la croissance du groupe dans le pays se situe entre 10 % et 15 % depuis deux ans et qu’elle a accéléré à environ 15 % au premier semestre 2026. Le repositionnement de Nike dans la région pourrait ouvrir davantage d’espace commercial à son concurrent allemand.
Ce soutien reste toutefois prudent. Piper Sandler réduit ses estimations pour 2026 et 2027, même s’il prévoit qu’Adidas enregistrera l’an prochain une quatrième année consécutive de croissance à deux chiffres de son bénéfice par action. HSBC conserve également une recommandation d’achat, en misant sur les nouveaux produits pour compenser la faiblesse du secteur de la consommation, mais abaisse son objectif de cours de 210 à 175 euros.
Pour les résultats du troisième trimestre attendus le 29 octobre, HSBC prévoit un net ralentissement de la croissance organique à 6 %, contre 14 % au deuxième trimestre, avec un résultat opérationnel stable autour de 740 millions d’euros. UBS ramène pour sa part son objectif de 173 à 160 euros. La banque reconnaît les gains de parts de marché, mais craint que le ralentissement du secteur et la pression sur les marges conduisent à de nouvelles baisses des prévisions de consensus pour 2027.
Le prochain point de contrôle sera donc moins la croissance passée que la capacité d’Adidas à préserver ses marges tout en continuant à gagner des clients dans un marché plus faible.
