Les Bourses européennes ont commencé la semaine dans le vert, les investisseurs se préparant au lancement de la saison des résultats du troisième trimestre. Vers 10h20, l’Euro Stoxx 50 et le DAX de Francfort progressaient chacun de 0,5 %. À Paris, le CAC 40 gagnait 0,3 %, autour de 7 825 points.

La séance s’ouvre sans statistique macroéconomique majeure, mais le calendrier va rapidement se densifier. Les marchés attendent dans les prochains jours les données américaines d’inflation, de ventes au détail et de production industrielle pour septembre. Ces publications aideront à préciser la trajectoire de la demande et des prix, deux variables directement liées aux anticipations de taux.

L’attention se déplace aussi vers les entreprises. Les grandes banques américaines, dont JPMorgan Chase et Goldman Sachs, doivent lancer la séquence des résultats. En Europe, LVMH ouvre le bal, avant notamment ASML, Ericsson et Schneider Electric. Les investisseurs chercheront moins un simple constat sur le trimestre écoulé que des indications sur les commandes, les marges et les perspectives de fin d’année.

Le rebond intervient après une semaine plus difficile, durant laquelle les inquiétudes budgétaires françaises ont pesé sur les banques hexagonales. À Paris, Renault et Stellantis progressaient respectivement de 3,2 % et 2,6 % le jour de l’ouverture du Mondial de l’Auto, devant Société Générale, en hausse de 1,8 %. Le rendement de l’OAT française à dix ans reculait de deux points de base, à 4,83 %.

Parmi les autres mouvements, Kering gagnait 1,4 % après le démarrage de couverture de SBG Securities à l’achat, avec un objectif de 233 euros. Nexans avançait de 2,3 % après le relèvement de Jefferies à « acheter » et un objectif de 158 euros. À l’inverse, les spécialistes des ressources humaines reculaient, Adecco perdant 4,5 % à Zurich et Randstad 2,7 % à Amsterdam, dans le sillage de Hays, en baisse de 9,6 % après son point d’activité.

Cette dispersion confirme que le soutien des indices reste fragile : les résultats et leurs perspectives devraient rapidement reprendre le rôle de principal arbitre sectoriel.