Les marchés actions européens ont achevé la séance du vendredi 11 septembre dans le vert. La progression s’est poursuivie malgré un message jugé ferme du président de la Réserve fédérale américaine face aux tensions inflationnistes, un élément susceptible de maintenir les taux d’intérêt à un niveau élevé.
Francfort a affiché la performance la plus marquante. L’indice allemand a gagné 0,77 % pour terminer à 26 569,99 points, un record de clôture. Il avait auparavant atteint 26 618,74 points en séance, établissant également un nouveau sommet intrajournalier.
Cette résistance montre que les investisseurs ont continué à privilégier les actions européennes malgré un environnement monétaire moins accommodant. Elle ne signifie toutefois pas que le risque lié aux taux a disparu. Un discours plus restrictif de la Fed peut soutenir les rendements obligataires et renchérir le coût du capital, en particulier pour les entreprises dont la valorisation dépend fortement de bénéfices éloignés dans le temps.
La suite dépendra donc de la confirmation des données d’inflation et des décisions des banques centrales. La capacité des indices à conserver leurs records devra aussi être comparée à l’évolution des bénéfices attendus. Une hausse concentrée sur un nombre limité de grandes capitalisations serait moins solide qu’une progression accompagnée par plusieurs secteurs et marchés nationaux.

