Les flux suivis par Bank of America montrent un net mouvement de réduction du risque sur les actions américaines. La semaine dernière, ses clients ont vendu pour 14,8 milliards de dollars d’actions individuelles en net, un record dans les données de la banque, alors que le S&P 500 reculait de 1,9 %. Dans le même temps, ils ont acheté 2,8 milliards de dollars d’ETF actions.

Le contraste suggère que les investisseurs ne quittent pas totalement le marché : ils réduisent surtout leurs positions directes et privilégient des véhicules diversifiés. Les ventes ont concerné toutes les catégories de clients. Les institutionnels ont vendu pour une troisième semaine consécutive, les particuliers sont redevenus vendeurs après deux semaines d’achats et les fonds spéculatifs ont basculé du côté vendeur pour la première fois en cinq semaines.

La technologie a enregistré sa plus forte sortie jamais observée dans cette série. Les valeurs industrielles ont également subi une douzième semaine consécutive de décollecte, avec un montant hebdomadaire record. À l’inverse, l’énergie a retrouvé des entrées après six semaines de sorties. L’immobilier et la consommation courante ont aussi attiré des capitaux.

Les rachats d’actions des entreprises ont accéléré pour la troisième semaine, mais restent sous leurs normes saisonnières. Sur 52 semaines, ils représentent leur plus faible part de la capitalisation du S&P 500 depuis août 2021.

Pour l’investisseur, ces flux ne constituent pas à eux seuls un signal de marché. Ils montrent cependant une préférence croissante pour la diversification et les secteurs défensifs, au moment où la volatilité technologique augmente.