Les contrats à terme sur actions américaines ont modestement avancé mercredi soir : +0,2% pour le S&P 500 à 7 741,0 points, +0,5% pour le Nasdaq 100 à 29 648,75 points et +0,1% pour le Dow Jones à 53 558,0 points. Ces gains s’inscrivent après une séance de Wall Street qui a mis fin à une série de trois journées de pertes, lesquelles avaient été alimentées par la hausse préalable des rendements obligataires et la faiblesse des valeurs technologiques.

Le recul des rendements a allégé la pression sur les marchés : le rendement du bon du Trésor à 10 ans se situait autour de 4,65% et celui à 30 ans est retombé sous les 5,20%. Ce mouvement a été soutenu par l’annonce du Trésor d’un doublement au moins de ses achats de titres de dette à long terme à partir de septembre, décision destinée à calmer le récent mouvement de vente sur la dette souveraine.

En toile de fond, les minutes de la Fed de la réunion des 28-29 juillet ont livré un message plus restrictif : trois membres ont voté en faveur d’une hausse de 25 points de base et plusieurs responsables ont indiqué qu’un resserrement supplémentaire pourrait être nécessaire si l’inflation restait au-dessus de l’objectif de 2%. La Fed maintient son taux directeur entre 3,50% et 3,75%.

Les marchés restent aussi attentifs aux prix de l’énergie : le pétrole a regagné du terrain vers 92$ le baril, les craintes d’un prolongement du conflit entre les États-Unis et l’Iran nourrissant des risques de maintien d’une pression inflationniste. Sur le front sectoriel, le secteur de la santé a fortement soutenu la séance, porté par Moderna (+~177%) après des résultats positifs d’essais pour une thérapie personnalisée contre le cancer développée avec Merck, entraînant une hausse de 3,5% pour le secteur santé du S&P 500.