Les contrats à terme sur les indices américains sont restés atones jeudi, les mouvements étant contenus malgré un environnement d'information fourni. À 7h04 (heure de l’Est), les contrats E-mini sur le Dow Jones gagnaient 44 points (+0,08%), ceux sur le S&P 500 perdaient 1,5 point (-0,02%) et les E-mini sur le Nasdaq 100 reculaient de 48,25 points (-0,17%).
Le contexte géopolitique joue un rôle central: les récentes frappes entre les États-Unis et l’Iran et les tensions au Moyen-Orient pèsent sur l’appétit pour le risque. Le Brent a progressé de 1,68% pour sa quatrième séance consécutive de hausse, renforçant les inquiétudes inflationnistes et alimentant le débat sur une possible nouvelle remontée des taux.
Côté macro, les investisseurs attendent les chiffres de l’emploi attendus vendredi pour des indices sur la trajectoire des taux de la Fed, même si le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a rappelé que la priorité restait la maîtrise de l’inflation. L’outil CME FedWatch évalue désormais à 60% la probabilité d’une hausse des taux en septembre.
Sur le front des entreprises, les publications ont été contrastées et n’ont pas déclenché d’afflux massifs vers les actions. Broadcom a reculé de 2,82% en pré‑ouverture après des prévisions de chiffre d’affaires pour le 4e trimestre jugées inférieures aux attentes élevées liées à l’IA. À l’opposé, Snowflake a bondi de 24,29% après des prévisions annuelles solides, entraînant des gains dans le secteur logiciel: ServiceNow +2,9%, Salesforce +1,8% et Adobe +1%.
Avec un calendrier de résultats qui n’offre que peu de catalyseurs clairs et des risques géopolitiques omniprésents, les marchés pourraient rester dans une phase de morosité, particulièrement en septembre, mois historiquement exposé à des mouvements violents selon certains analystes.

