Les contrats à terme sur le S&P 500 ont légèrement reculé à 7 752,25 points à 00h20, le Nasdaq 100 a cédé 0,07% à 29 503,50 points et le Dow Jones est resté stable à 53 737,0 points. Cette stabilisation intervient après une séance de reprise à Wall Street où le S&P 500 a bondi de 1,06%, le NASDAQ Composite a gagné 1,4% et le Dow Jones a progressé de 1,18%, soutenus par une forte baisse des rendements des bons du Trésor. Les marchés ont réagi aux propos de Christopher Waller, qui a observé des signes de désinflation et minimisé les chances d’une hausse imminente des taux, entraînant un recul des paris sur une hausse en septembre (probabilité tombée à 50,4% selon le CME FedWatch contre 60,1% la veille).

Sur le plan des valeurs, Lululemon Athletica (NASDAQ:LULU) a plongé de 18% après l’abaissement de ses prévisions annuelles, tandis qu’Adobe (NASDAQ:ADBE) a reculé de 1,5% suite à l’annonce qu’Anil Chakravarthy, un initié, prendra les fonctions de président-directeur général en décembre. Ces mouvements illustrent la sensibilité des titres aux perspectives de croissance et aux changements de direction.

L’attention est désormais tournée vers les données NFP attendues vendredi matin : le rapport privé de la semaine a montré une activité d’embauche globalement plus faible et les créations d’emplois ont été inférieures aux attentes les deux mois précédents. Bien que le consensus table sur une légère reprise de l’emploi en août, toute résilience du marché du travail renforcerait les arguments en faveur d’une hausse des taux par la Fed, dont la priorité reste de ramener l’inflation vers l’objectif annuel de 2%.

Dans ce contexte, les évolutions des rendements du Trésor, les publications économiques et les indications fournies par les responsables de la Fed resteront déterminantes pour la trajectoire des marchés à court terme.