La relance de l’industrie pétrolière du Venezuela se heurte à une contrainte majeure : l’électricité. Lors d’une conférence énergétique à Caracas, plusieurs dirigeants ont souligné que l’instabilité du réseau limite la capacité des groupes pétroliers et gaziers à lancer ou développer de nouveaux projets, malgré les ambitions de reconstruction du secteur.

Le pays affiche encore un déficit électrique supérieur à 1 500 mégawatts. Les coupures chroniques s’aggravent avec la reprise de la demande et affectent aussi bien les ménages que les entreprises et les installations industrielles. Des experts doutent de la capacité du gouvernement à restaurer 4 800 MW de puissance d’ici la fin de l’année.

Washington a lancé un plan de reconstruction de 100 milliards de dollars pour l’industrie pétrolière vénézuélienne. En janvier, un nouveau cadre légal a également permis aux projets énergétiques de produire leur propre électricité. Mais les dirigeants du secteur estiment qu’une remise en état plus rapide du réseau national reste indispensable pour permettre une montée en puissance significative de la production.

Plusieurs entreprises ont proposé de récupérer le gaz actuellement brûlé à la torche afin de produire de l’électricité, mais aucun de ces projets n’a encore démarré. Les acteurs réunis à Caracas insistent donc sur la nécessité d’une coordination accrue entre autorités et industriels. La disponibilité de l’électricité pourrait devenir l’un des principaux facteurs déterminant la vitesse réelle de redressement de la production pétrolière du pays.