Les marchés obligataires de la zone euro restent sous forte pression au début du quatrième trimestre. Le rendement du Bund allemand à dix ans évoluait autour de 3,64 %, tandis que l’OAT française de même échéance approchait 5 %, après avoir touché 4,9629 %.
L’écart de rendement entre la France et l’Allemagne a dépassé 130 points de base, un niveau inédit depuis 2012 selon les données rapportées. Le spread entre les obligations italiennes et allemandes à dix ans a également progressé, dépassant 105 points de base.
Cette tension reflète plusieurs facteurs : niveau élevé de l’endettement public, pressions liées à l’énergie et révision des anticipations de politique monétaire. Les marchés monétaires intègrent désormais un taux de dépôt de la BCE à 2,81 % d’ici décembre et à 3,42 % d’ici fin 2027, contre 2,50 % actuellement.
Pour les investisseurs, une hausse durable des taux souverains peut peser sur la valorisation des obligations déjà émises, renchérir le coût du financement des États et des entreprises et exercer une pression sur les actifs sensibles aux taux. À l’inverse, les nouveaux rendements offerts par les obligations deviennent plus élevés. L’évolution des anticipations d’inflation et de politique monétaire restera déterminante pour la suite.
