Les producteurs d’énergie américains ont accru leur activité de forage pour la quatrième fois en cinq semaines. Le nombre total de plateformes pétrolières et gazières progresse de cinq à 603 durant la semaine achevée le 9 octobre, son niveau le plus élevé depuis mai 2024.
Le parc actif compte désormais 56 installations de plus qu’un an auparavant, soit une hausse de 10 %. Le détail montre une progression concentrée sur le pétrole : six plateformes supplémentaires portent leur nombre à 462, un sommet depuis mai 2025. Le gaz recule d’une unité à 132, son plus bas niveau depuis la mi-septembre. Neuf autres appareils restent en activité.
Ce redémarrage intervient après trois années de repli du nombre d’installations : 20 % en 2023, 5 % en 2024 et 7 % en 2025. Avec des prix pétroliers plus faibles, les groupes avaient privilégié le rendement versé aux actionnaires et le remboursement de la dette plutôt que la croissance de la production.
Le contexte change en 2026. Les perturbations d’approvisionnement liées à la guerre en Iran soutiennent le WTI, qui devrait progresser sur l’année pour la première fois en quatre ans. L’Agence américaine d’information sur l’énergie prévoit une production de brut passant du record de 13,7 millions de barils par jour en 2025 à 13,9 millions en 2026.
Pour le gaz, la production est attendue à 112,2 milliards de pieds cubes par jour en 2026, contre 107,6 milliards en 2025. La demande est alimentée par la production électrique destinée aux centres de données et par les exportations de gaz naturel liquéfié.
Pour les investisseurs, davantage de forage soutient les sociétés de services pétroliers, mais peut à terme accroître l’offre et limiter les prix. L’équilibre entre discipline financière et relance des volumes sera donc essentiel.


