Intervenant sur CNews le 8 septembre, Michel-Edouard Leclerc a tiré la sonnette d’alarme: la campagne pour la présidentielle de 2027 doit, selon lui, mieux prendre en compte le pouvoir d’achat et les préoccupations quotidiennes des Français. En tant que président du comité stratégique des centres E.Leclerc, il juge que ces sujets sont trop souvent éclipsés par des débats macroéconomiques ou technocratiques et que la classe politique est parfois déconnectée des réalités des usagers, retraités et salariés.
Le dirigeant a pointé le rôle des conseillers et consultants qui entourent les responsables politiques, estimant qu’ils contribuent à cette coupure avec le «peuple». Il a rappelé des thèmes concrets qui pèsent sur les ménages : la dette publique, les retraites et les risques liés à l’intelligence artificielle pour l’emploi des générations futures. Ces discours, a-t-il ajouté, deviennent inaudibles pour des foyers dont le salaire médian est de 2 050 euros par mois.
Fort de ce constat, Michel-Edouard Leclerc a clairement refusé la logique de culpabilisation: «Les gens qui gagnent 2 050 balles par mois, ils ne sont pas responsables de la dérive des comptes publics. Il ne faut pas les responsabiliser, les culpabiliser.» Au-delà du pouvoir d’achat, il évoque la sécurité de l’emploi et l’évolution du monde du travail comme des sujets majeurs où les Français attendent des réponses concrètes, et non de simples paroles réconfortantes.
Sa position invite les candidats à traduire ces attentes en propositions tangibles avant 2027, en plaçant la vie quotidienne des citoyens au coeur du débat public plutôt que des considérations exclusivement macroéconomiques ou technologiques.


