Les marchés actions américains ont fini la séance de jeudi en progression soutenue : le Nasdaq a mené la hausse (+1,4%), suivi par le Dow (+1,18%) et le S&P 500 (+1,06%), tandis que le Russell 2000 a connu un rebond plus modeste (+0,5%). Le mouvement s’est accompagné d’une baisse des rendements obligataires, celui du Trésor à 10 ans se situant autour de 4,77%, et d’un recul du dollar d’environ 0,6%.

Deux interventions publiques ont pesé sur le sentiment : Christopher Waller (gouverneur de la Fed) a exprimé son inclination pour maintenir les taux inchangés en septembre si l’inflation continue de fléchir, et le vice-président JD Vance a plaidé pour une baisse des taux en s’appuyant sur les données d’inflation. L’outil FedWatch du CME Group montre une nette diminution de la probabilité perçue d’une hausse de 25 points de base, passée de 63,2% la veille à 50,4%.

Au niveau sectoriel, les biens de consommation discrétionnaire ont pris la tête des gains du S&P 500 (+1,6%), alors que le secteur de l’énergie a été le plus faible (-0,7%). Les logiciels et services ont fortement progressé (+2,97%), à la différence des semi-conducteurs qui ont à peine bougé (+0,1%). La cryptomonnaie a marqué les esprits avec un bond du bitcoin supérieur à 5%.

Parmi les autres actifs, l’or a gagné environ 2% et le pétrole américain a clôturé en hausse légère (~+0,3%). Des intervenants du marché ont mis en garde contre l’absence d’un catalyseur unique : la faible liquidité en fin d’été et une rotation sectorielle ont probablement amplifié les fluctuations observées, rendant la lecture du signal macroéconomique plus complexe.