Les marchés asiatiques ont ouvert en hausse mercredi, prolongeant l’amélioration observée à Wall Street. L’indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon gagnait 1,5 %, les actions coréennes progressaient d’environ 4 % et le Nikkei 225 avançait de 1,3 %. Les contrats à terme sur le S&P 500 prenaient parallèlement 0,3 %.
Le principal soutien vient des résultats d’entreprises. Parmi les sociétés du S&P 500 ayant déjà publié, soit environ 13 % de l’indice, 86 % ont dépassé les estimations de bénéfice selon les données de LSEG. Cette dynamique a aidé les actions à se stabiliser après la vague de ventes de la semaine précédente. Elle ne suffit toutefois pas à effacer les risques macroéconomiques et géopolitiques.
Le Brent progressait de 1,1 % à 110,03 dollars le baril, après avoir touché la veille son niveau le plus élevé depuis cinq mois. La volatilité du pétrole reste liée aux informations contradictoires sur les négociations au Moyen-Orient et aux attaques contre des infrastructures ou des navires dans la région. Une énergie durablement chère pourrait raviver les tensions inflationnistes et peser sur les marges des secteurs consommateurs de carburant.
Les marchés obligataires envoient également un signal de prudence. Le rendement français à dix ans montait à 4,94 %, tandis que l’écart avec le Bund allemand atteignait 153,1 points de base. Aux États-Unis, le dix ans se situait à 5,123 %. Les contrats à terme attribuaient une probabilité de 83 % à un statu quo de la Réserve fédérale lors de sa réunion du 28 octobre. Un sondage Reuters suggère aussi que la Banque du Japon attendrait décembre avant une hausse de 25 points de base.
Au Japon, les exportations ont augmenté de 16,7 % sur un an en septembre, un rythme inférieur aux attentes, malgré le soutien des semi-conducteurs et des produits liés à l’IA. Pour l’investisseur, la séance confirme un marché porté par les bénéfices mais vulnérable à trois variables : pétrole, taux longs et géopolitique.

