Les actions asiatiques ont subi une vague de ventes après l’accélération plus forte que prévu de l’inflation américaine en septembre. L’indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon a perdu 3,3 %, le KOSPI sud-coréen 8 % et le Nikkei 225 4,8 %. Les contrats à terme sur le S&P 500 reculaient parallèlement de 0,5 %.
Le mouvement prolongeait la baisse de Wall Street. Le S&P 500 avait cédé 1,1 %, le Nasdaq Composite 1,9 % et l’indice américain des semi-conducteurs enchaînait une sixième séance négative. La perspective d’un coût du capital plus élevé a particulièrement pesé sur les entreprises d’intelligence artificielle et leurs fournisseurs, dont les valorisations reposent souvent sur des profits attendus à long terme et des investissements importants.
En Asie, TSMC a reculé de 2 %, Samsung Electronics de 9,3 %, tandis que SK Hynix et Kioxia ont perdu plus de 11 % chacun. SoftBank Group a chuté de 9,4 %. Cette correction ne traduit pas nécessairement une remise en cause de la demande d’IA, mais une réévaluation du prix payé pour cette croissance lorsque les taux restent élevés et volatils.
Le repli des actifs risqués a bénéficié aux obligations souveraines américaines. Le rendement du Treasury à dix ans a diminué de 7,8 points de base à 5,110 %, malgré la remontée du risque monétaire. Les contrats à terme sur les fonds fédéraux attribuaient environ 75 % de probabilité à un maintien des taux lors de la réunion de la Réserve fédérale des 28 et 29 octobre.
Les investisseurs attendent désormais les prises de parole de responsables de la Fed, ainsi que les statistiques américaines sur les prix à la production et les ventes au détail. Ces éléments aideront à déterminer si l’épisode d’inflation modifie durablement la trajectoire des taux ou s’il s’agit d’un choc ponctuel.

