La séance mondiale a été dominée par un mouvement de réduction du risque dans les valeurs technologiques, en particulier les fabricants de semi-conducteurs. Les progrès attribués au producteur chinois de mémoires CXMT ont ravivé la crainte d’une concurrence plus rapide qu’attendu, au moment où certains investisseurs s’interrogent déjà sur la concentration des dépenses liées à l’intelligence artificielle.

L’indice mondial MSCI a cédé 0,14 %, tandis que l’indice Asie-Pacifique hors Japon a perdu plus de 2 % et touché son plus bas niveau depuis fin juillet. Le KOSPI sud-coréen a chuté de plus de 5 %, sa plus forte baisse quotidienne depuis la mi-août. Samsung a reculé de 7,4 %, SK Hynix de 10 %, TSMC de 1,8 % et SoftBank de 8 %. Aux États-Unis, les contrats à terme sur le Nasdaq perdaient 0,5 %, avec Micron en baisse de 2,5 % avant l’ouverture et Nvidia de 0,6 %.

L’Europe a suivi une trajectoire différente : le STOXX 600 progressait de 0,5 % et atteignait un sommet d’une semaine. Sa moindre pondération technologique et le reflux du pétrole ont amorti le choc. Sur les taux, le rendement américain à dix ans est revenu à 5,193 %, après un pic de 5,364 % la semaine précédente, niveau inédit depuis vingt-quatre ans.

Cette détente obligataire reste fragile. L’inflation persistante, les prix de l’énergie et l’endettement public limitent la portée d’un rebond durable. Les marchés attendent désormais l’inflation américaine de mercredi et accordent une probabilité de 80,6 % à un statu quo de la Réserve fédérale ce mois-ci, contre 51 % un mois plus tôt. Les résultats des banques américaines fourniront en parallèle un test sur l’effet des taux élevés sur le crédit, les opérations et le financement.