Les obligations mondiales s'orientent vers un mois de septembre particulièrement difficile. La hausse de l'inflation, l'augmentation des émissions de dette publique et la dégradation des finances publiques ont poussé les rendements à des niveaux rarement observés depuis près de deux décennies. Aux États-Unis, le rendement du Treasury à 10 ans évoluait autour de 5,24 %, proche de son plus haut niveau depuis 2007, avec une progression mensuelle supérieure à 47 points de base.
En Europe, le mouvement est également marqué. Les rendements des obligations allemandes et françaises à 10 ans ont atteint cette semaine leurs niveaux les plus élevés depuis respectivement 17 et 18 ans. La France se distingue par une hausse mensuelle d'environ 63 points de base. Cette tension intervient alors que les données d'inflation restent élevées, notamment en France et en Italie.
Les marchés actions ont pourtant mieux résisté que les marchés obligataires. Le STOXX 600 s'orientait vers une baisse mensuelle proche de 2 %, tandis que le S&P 500 restait quasiment stable sur le mois et affichait encore une progression de 2,3 % sur le trimestre. La croissance des bénéfices, la solidité de l'économie mondiale et l'intérêt persistant pour l'intelligence artificielle continuent de soutenir les valorisations.
Le prochain point d'attention est la trajectoire des banques centrales. Les investisseurs attendent notamment l'indice PCE américain, mesure d'inflation privilégiée par la Réserve fédérale. Une inflation durablement élevée pourrait maintenir la pression sur les rendements et rendre les obligations plus concurrentielles face aux actions. Sur les devises, le dollar s'orientait vers une progression mensuelle proche de 2 %, tandis que l'euro évoluait autour de 1,136 dollar.
