Le rapport de VersaFi, « Halte à l'impôt sur le rendement », s’appuie sur données et témoignages de femmes PANDC travaillant dans banques, courtiers, gestion de patrimoine et cabinets‑conseils pour documenter un fardeau cumulatif qui freine leur progression. L’étude montre que 71 % des femmes PANDC aspirent à un poste de haute direction, mais que cette ambition n’entraîne pas l’avancement attendu : 61 % disent devoir travailler davantage pour obtenir la même reconnaissance que leurs pairs.
VersaFi identifie quatre dimensions interdépendantes de cet « impôt » : le fardeau de la preuve (68 % estiment subir des standards différents pour l’évaluation du leadership ; ces chiffres montent à 82 % pour celles déjà en haute direction), l’écart de reconnaissance (50 % sentent manquer de soutien pour l’avancement ; 47 % voient leurs réalisations attribuées à d’autres), le déficit d’accès aux réseaux et au parrainage (88 % jugent le parrainage essentiel ; 46 % considèrent son absence comme un obstacle majeur) et le manque à gagner en visibilité (52 % pointent une culture non inclusive ; 51 % évoquent la faible représentation aux postes de direction).
Pour remédier à ces barrières, le rapport propose cinq recommandations pratiques : établir des critères mesurables d’avancement pour réduire la subjectivité ; normaliser la reconnaissance des contributions individuelles ; intégrer la responsabilité du parrainage dans l’évaluation des dirigeants ; institutionnaliser l’observation pour exposer davantage les femmes PANDC à la prise de décision ; et redéfinir les archétypes de leadership en évaluant le potentiel sur l’impact plutôt que sur la conformité à un modèle traditionnel.
L’étude, soutenue par Femmes et Égalité des genres Canada, appelle les institutions financières à transformer ces constats en actions volontaires et soutenues. VersaFi, qui s’est rebrandée en 2024 et compte plus de 4 400 membres et 55 entreprises partenaires, insiste sur le rôle des leaders pour retenir et faire progresser les talents PANDC.


