Les marchés pétroliers ont lâché du terrain vendredi alors que des rapports faisaient état d’un accord imminent donnant aux États-Unis un accès à long terme à une partie des vastes réserves pétrolières du Venezuela. Selon Reuters, l’administration Trump serait sur le point de sécuriser le développement d’un groupe de champs pétroliers vénézuéliens par des entreprises américaines, un facteur perçu par les opérateurs comme potentiellement créateur d’offre supplémentaire à terme.
Les contrats à terme sur le Brent ont cédé 0,3% à 89,45$ le baril et le WTI 0,2% à 83,39$ le baril à 02h41, les deux indices en passe de perdre entre 4% et 5,5% sur la semaine. Les opérateurs restent toutefois prudents sur l’ampleur et la rapidité d’un éventuel accroissement d’offre : des analystes soulignent que la remise en état et le développement des infrastructures vénézuéliennes exigeraient des travaux importants, retardant toute hausse effective de la production.
Parallèlement, l’attention s’est portée sur le détroit d’Hormuz et les tensions entre Washington et Téhéran. Des informations antérieures selon lesquelles l’Iran et Oman auraient accepté d’autoriser un certain trafic avaient déjà pesé sur les cours, le détroit ayant historiquement acheminé près d’un cinquième du pétrole mondial. L’Iran a indiqué préparer une liste de conditions pour rouvrir la voie maritime, tandis que des signaux politiques — dont le rapport du Wall Street Journal selon lequel Trump n’envisagerait pas de revenir sur un accord de paix conclu en juin — ont amplifié l’incertitude.
Enfin, le Venezuela envisagerait également de quitter l’OPEP dans un contexte de rapprochement croissant avec les États-Unis, ce qui pourrait redistribuer la carte des adhésions au sein du cartel après le départ annoncé des Émirats arabes unis. Ces cumuls d’informations expliquent la volatilité récente et la pression hebdomadaire sur les prix despite un rebond observé jeudi.

